En hommage à Duke Paoa Kahinu Makoe Hulikohola Kahanamoku dit le Duke Kahanamoku

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histoire du surf

Diverse Origine La pratique du surf remonte a, il y a plus 1000 ans quand hommes, femmes et enfants et même le roi kamehameha s’adonnait au plaisir enivrant des vagues. Pour enlever une idée reçue, Hawaii n’a pas été le seul lieu où s’est pratiqué le surf. En effet, en Amérique du sud, plus exactement sur les côtes péruviennes, on a retrouvé sur d’anciennes poteries des décors représentant des hommes surfant debout sur des planches en papyrus. Dès 1835, sur la côte Ouest africaine, James Edward Alexander vit des enfants qui jouaient allongés sur des planches et se faisaient porter par les vagues. D’autres ouvrages relatent des faits similaires dans d’autres régions du monde notamment la Nouvelle Zélande, la Mélanésie et la Micronésie. Lors de ses expéditions dans le Pacifique, le capitaine James Cook découvre la civilisation polynésienne(1777). Son premier contact eut lieu à Tahiti. Il décrivit dans ses notes, des scènes de la vie locale que l’on apparente à la pratique du surf. Ses écrits seront rapidement confirmés en 1788 par ceux de James Morisson (1761-1808) marin sur le célèbre "Bounty"qui, ayant partagé la vie des Tahitiens, dépeignit dans son journal la pratique mixte et régulière du surf dans l’île. A la lecture de tous ces récits d’expédition nous pouvons quand même constater que des planches de plus de 5 pieds (permettant d’évoluer autrement qu’allongé) n’ont été observées qu’à Tahiti, nouvelle Zélande et Hawaii. De ce fait, même si on ne peut affirmer qu’Hawaii est le point de départ de la pratique du surf, c’est quand même le seul endroit où il a été possible de constater une vraie culture ancestrale du surf associée à des planches permettant de glisser debout sur les vagues. De plus, cette île polynésienne est incontestablement à la base de l’actuel engouement mondial pour ce sport. Hawaii A Hawaii, les vagues étaient considérées comme divines. Des temples furent même construits afin de remercier les dieux de leurs présences. Le surf était de ce fait bien plus qu’un jeu pratiqué sur de longues et lourdes planches de bois. Tout d’abord strictement réservé au roi et à sa famille (ultime épreuve pour les prétendants au trône), les "teuteu" surpris sur une planche étaient immédiatement mis à mort. Ensuite, tout en gardant un caractère mythique, le surf se démocratise devenant pour les guerriers Hawaiiens une référence de courage et d’habileté. Mais la fabrication des planches restaient une cérémonie régie par des règles sacrées.

Il existait déjà quatre sortes de planches (papa he’e nalu en hawaiien) :
 le « paipo »ou « kioe » sorte de body boards habituellement utilisé par les enfants
 la « alia » ou « omo » de 8 pieds de long
 la « kiko’o » plus grande (12à18 pieds) que la alia et utilisée dans les grosses vagues
 la « olo » de 18 à 24 pieds de long utilisée uniquement par la famille royale La plus ancienne planche connue est datée de 1808, mesure 4.7m et pèse 80kg.

James Cook où la découverte du surf En 1778, l’aventureux capitaine anglais James Cook est le premier européen à découvrir les îles Sandwich. En 1779, débarquant sur la plage de Kealakekua à Kona (grande île d’Hawaii), il observa les Hawaiiens se faire porter par les vagues à l’aide de pirogues mais aussi de longues et étroites planches de bois, pratique appelée He’enalu : glisser sur une vague et faire corps avec elle. « J’en concluais que cet homme ressentait un plaisir d’une intensité sans pareille lorsqu’il était porté si vite et si harmonieusement par la mer. » écrivit James Cook.

Le Calvinisme Mais au 19s avec l’arrivée des missionnaires calvinistes, choqués et outrés par la nudité et la mixité des sexes qui allait de paire avec la pratique du surf, ils bannirent ce sport. De plus, ils n’y voyaient qu’un divertissement éloignant les Hawaiiens du travail. Le surf fut finalement interdit et tomba dans l’oubli quasi général (les planches auraient même été débitées afin de fabriquer des pupitres d’école). Seuls quelques Hawaiiens, méprisés de leurs concitoyens occidentalisés continuèrent clandestinement à perpétuer les traditions locales dont le He’enalu.

1900-1918 : la renaissance

Hume Ford Le loisir polynésien fut réintroduit au début du 20eme siècle par un promoteur Alexander Hume Ford qui relança le tourisme de l’ile en mystifiant le surf à Waikiki. Alexander Hume Ford, journaliste résidant à Hawaii est un des premiers à s’intéresser mais aussi à pratiquer le surf à Waikiki. En 1907, il fait découvrir sa passion à Jack London en escale sur l’île. Enthousiasmé, le Célèbre écrivain rédige immédiatement des articles pour les journaux américains. Par la suite le surf Hawaiien sera la toile de fond de certains de ses romans. Grâce à la notoriété de Jack London le He’e nalu sort de l’anonymat. De plus, Ford, après l’acquisition d’un terrain à Waikiki, sera à l’origine du premier Club officiellement dédié au surf : le "Outrigger Canoë Club". Ouvert à tous le "Outrigger" sera un acteur important du développement de la discipline tant par le nombre de personnes qui y débuteront que par les progrès techniques dus à l’amicale rivalité avec les autres clubs de la plage. Duke Paoa Kahinu Makoe Hulikohola Kahanamoku Incontestablement la figure emblématique du surf restera Duke Paoa Kahinu Makoe Hulikohola Kahanamoku dit le Duke Kahanamoku. Né à Honolulu le 24 août 1890, c’est tout d’abord la natation qui le place sur le devant de la scène internationale. En 1912, le jeune athlète (1,85m pour 85kg) de 21ans est qualifié dans l’équipe américaine pour les Jeux Olympiques de Stockholm où il survola le 100m nage libre grâce à une technique personnelle proche de ce que l’on appellera plus tard le crawl. Il remporta la médaille d’argent du 4x200m avec l’équipe de relais. Aux Jeux de 1920 (Antwerp, Autriche) il triompha dans le 100m nage libre mais aussi dans le relais 4x200m. En 1924, il finit second du 100m derrière le célèbre Johnny Weissmuller. Pratiquant le surf depuis son plus jeune âge, son nouveau statut de star sportive en fit un ambassadeur privilégié. Il dévoila au monde la plage de Waikiki qui devient dès lors le nouveau berceau du surf international. Il est à l’origine en 1905 du premier surf club de l’histoire officiellement appelé "hui nalu" en 1911. En 1912, devant de très nombreux spectateurs, il fit une exhibition en Californie. Cet évènement est considéré comme le principal facteur déclenchant de l’engouement des américains pour ce sport.

En 1915, Duke est invité à une compétition organisée par le New South Wales Swimming Association de Sydney. Il profita de son séjour pour fabriquer un longboard (en partant d’un tronc d’arbre) et parti l’essayer à Fresh water Beach devant des milliers de spectateurs sidérés. Lors de cette session historique, il fera du surf tandem avec une jeune australienne : Isobel Latham qui se trouvait donc être la première surfeuse locale. Mais plus qu’une légende Duke était un surfeur exceptionnel. "Big wave rider", il aurait surfé en juillet 1917 une vague évalué à dix mètres de haut et suivit son déferlement sur un kilomètre.

Il comptait parmi ses fans un jeune champion de natation du Wisconsin, un certain Tom Blake. S’expatriant à Hawaï blake deviendra l’un des surfer les plus influant du 20eme siècle, non seulement car il repensa la forme des planches de surf mais bien plus encore parce qu’il fut le premier à considérer se sport comme un mode de vie à part entière.

L’évolution du Surf

1918-1935 Tom Blake Né le 8 Mars 1902 à Milwaukee (Wisconsin,USA), la vie de Tom Blake bascule en 1920 lors de la venue à Detroit de « Duke ». Il assiste à une conférence illustrée d’un film organisé en l’honneur du nouveau champion olympique. A la vue des exploits de l’hawaiien, il part dès que possible à Los Angeles afin de nager, ramer et surtout surfer comme sa nouvelle idole. En juillet 1922, surdoué de la natation, Tom s’empare du record du monde amateur sur le dix miles nage libre. Il s’installe alors à Santa Monica où il travaille comme maître nageur sauveteur. Sa passion de l’océan associée à la découverte des lourdes planches de surf importées, lui permettent de devenir un des premiers surfeurs Californien. En 1924, fasciné par des reportages sur Hawaii, il décide d’aller voir ses idoles surfer les vagues de Waikiki. Il est remarquablement accueilli par les locaux qui l’initient au surf mais aussi à la culture polynésienne. Il séjourne moins d’un an sur cette l’île qui l’envoûtera à jamais. A son retour en Californie, grâce aux côtes relevées sur les olo et alia (planches traditionnelles Hawaiiennes), il fabrique ses premiers longboards en bois rouge. En 1930, Tom Blake s’installe à Hawaii où il se consacre surtout au développement des « ridingboards » (planche pour surfer les vagues). En 1934, le résultat voit le jour avec une planche encore plus légère (creuse, compartimentée par des renforts) dont la forme (plus courte, plus large et plus épaisse que les paddleboards) est réellement étudiée pour les vagues. Les planches de Blake possèdent toutefois un défaut majeur : dans les vagues puissantes, leurs faibles poids (27kg) les fait déraper et les traditionnelles techniques de virage (un pied dans l’eau ou par changement d’angle en cabrant la planche) deviennent impraticables. Pour pallier à ce défaut majeur, Blake adapte une dérive sur ses longboards en 1935.

Malgré des débuts très controversés, les planches de Blake deviennent dès lors la référence mondiale (jusqu’en Australie) pour les rameurs, les sauveteurs en mer, mais surtout pour les surfeurs. Elles seront le point de départ de toute une génération de longboards encore plus manœuvrant et plus légers. Elles ne disparaîtront que vers les années 50 à l’arrivée de nouveaux matériaux modernes tel que la résine polyester ou encore la mousse polyuréthane.

La découverte de North Shore 1935-1950

Au début des années 40, l’apparition de nouveaux matériaux comme le balsa et de la fibre de verre issue de l’aérospatiale permirent d’alléger le poids des planches de moitié. Bientôt les jeunes se mirent au surf dont la pratique était devenue plus accessible. Un nouveau mode de vie axée autour du surf et de la plage commença à se développer, ce mode de vie était en opposition avec la penser de l’époque. Les surfeurs étaient perçus comme des marginaux, insouciants. Ils passaient leurs journées sur la plage à s’amuser, ils se foutaient du reste, seul le surf comptaient pour eux ... Exode vers Makaha

Puis un petit matin de l’hiver 1953 une nouvelle venue d’Hawaï bouleversa la Californie : en première page on pouvait voir Buzzy Trent, George Downing et Wally Froiseth shooter une vague d’environ 9m. Cette nouvelle fit l’effet d’un électrochoque qui entraina le premier exode des surfeurs vers Makaha.

Au début ces nouveaux arrivants qui n’avaient pas un sou en poche s’installèrent dans des tentes mais très vite ils réussirent à se procurer un grand cabanon au bord de la plage. Le plus souvent ils péchaient pour se nourrir.

Le petit groupe composé en autre de Greg Noll dit "le taureau", passait sa journée à l’eau, parfois pendant plus de 10h. Waimea

Un beau jour où le swell était devenu beaucoup trop gros, et pousser par la légende d’un spot mythique, ils prirent la route... Ils furent incroyablement surpris de voir derrière un simple champ d’ananas, une succession de spots aussi époustouflant les uns que les autres, envoûté par ce lieu ils y restèrent pour défier ce qui allait s’appeler le North Shore ! Même si ils surfaient déjà le North Shore depuis quelques mois maintenant, une des plus grosses vagues leur échappait toujours, Waimea Bay. Une vague qui cassait quand le reste était trop gros pour être surfé. Une Vague terrifiante, la vague ! Mais Waimea était hantée par des légendes et des craintes remontant à la mort de Dick cross qui fut pris au piège dans un swell énorme. Le jeune homme parti faire une session avec son ami fut emporté par un très fort courant, ils dérivèrent tous les deux jusqu’a Waimea Bay où ce jour là des vagues monstrueuses cassaient dans la Bay. Dick Cross fut happe, par la mer, il n’en revint jamais. Seul son ami fut retrouvé vivant échoué sur le bord de la plage. Depuis cet incident tous pensaient que cet endroit était maudit et que l’océan s’ouvrait pour avaler les surfeurs, certains racontaient même que le manoir et le cimetière qui entoure Waimea est hanté par des sacrifices humains. Pourtant à chaque grosse houle les surfeurs étaient sur la plage à l’observer se demandant si le wipe-out serait fatal. Un soir de 1957 un petit nombre de surfeurs se retrouvèrent pour admirer Waimea qui rugissait sous les vagues de plus de 6m. Regardant le spot encore vierge, avec ses amis, Greg noll ne pu résister. Il prit sa planche et se mit à l’eau bientôt rejoint par Steng, Pat Queraine, Mickey Miniose Fred Vendayd, Church et Bob Burner. Ensemble ils ramèrent pour tenter l’impossible, Waimea Bay était en route. Ils tremblaient de peur devant ce monstre de la nature qui allait les engloutir vivant. La vague était loin d’y être facile, ils n’avaient pas le droit à l’erreur.

Ils en revinrent quelques heures plutôt tard, envouter par cette nouvelle créature, sublime mais terriblement dangereuse. Les craintes de Waimea n’était plus.

Pour pouvoir plus facilement surfer ce monstre ils réinventèrent le disign de leurs planches créant le gun mais le take off était toujours aussi difficile et sans leash, à la moindre chute, ils étaient seuls au bouillon.

Puis quelques temps passèrent et une nouvelle vague de surfeurs arrivèrent à Waimea, qui était devenu le centre du surf mondial. GigGet

Malgré les efforts de Greg Noll, le surf en Californie fut lancé grâce à un film « GidGet » qui montrait une jeune fille de 15 ans surfant en Californie. En 5 ans le nombre de surfeurs passa de 5 000 à 2 millions. Le surf était à la mode et l’industrie s’y engouffra. Une grosse vague

Le 4 décembre 1969 le monde du surf allait connaitre le plus gros swell, une dépression au large de l’archipel hawaiien créa une houle gigantesque, tous les spots d’Oahu devinrent insurfable. Les surfeurs se dirigèrent vers Makaha moins exposé à la houle, le seul spot praticable ce jour là. Greg Noll pris la plus grosse vague jamais surfée depuis mais malheureusement aucun photographe ne fut présent, seul le souvenir et les dessins de quelques surfeurs purent en témoigner.

"Avec la naissance de mes enfants se fut le jour le plus incroyable de ma vie" déclara Greg Noll.